↳ 2) Les formes de cyber-harcèlement

Différentes formes de cyber-harcèlement

Le cyber-harcèlement,  lui-même une forme de harcèlement, s'identifie de plusieurs manières. On compte deux genres majeurs de cyber-harcèlement : le harcèlement en ligne direct, c'est-à-dire la prise de contact directe avec la victime, et le harcèlement en ligne indirect, qui, lui, représente plutôt le harcèlement « dans le dos » . Le premier comprend  :

  • le cyber-harcèlement physique, c'est-à-dire le fait qu'un individu endommage ou même annule les activités informatiques de sa cible. Cela désigne également les tentatives d'intrusion dans le système informatique visé : envoi de virus, surchage de la boîte mail... La victime perd ainsi l'usage de son adresse électronique ;
  • le harcèlement verbal en ligne, est ce que l'on appelle le « flaming », terme anglophone qui désigne toutes les interactions de mépris notamment trouvées lors d'échanges d'e-mails, mais s'applique également aux propos diffamatoires échangés via SMS. Cela regroupe aussi des approches sexuelles par e-mail, dont le cyber-viol est la variante la plus extrême (celui-ci consiste en des actes sexuels non souhaités via Internet) ;
  • le harcèlement en ligne non-verbal, caractérisé par la mise en ligne ou l'échange de photos et images dites explicites, par exemple des images de violence, de vandalisme, de nudité... Dans le cas d'un échange, l'individu envoie des e-mails à tous ses « complices ». Le happy slapping est un terme couramment utilisé pour désigner la mise en ligne de vidéos où des individus se font passer à tabac ;
  • le harcèlement social en ligne est concrètement le fait qu'une personne soit exclue d'un groupe social sur Internet. Cette pratique se trouve fréquemment sur les réseaux sociaux.

Le second est défini par différents sous-genres :

  • l'outing est une pratique visant à mettre la victime dans une détresse profonde, voire à l'humilier. Elle est caractérisée par l'envoi d'informations confidentielles, sensibles ou gênantes ;
  • la « mascarade » passe par une modification de l'identité en ligne de l'invididu harceleur. On compte deux formes principales dites de mascarade : la première est caractérisée par l'usurpation de l'identité de la victime en ligne, et se présente à ses contacts en tant que telle ; la seconde consiste en le fait que l'individu harceleur se fait passer pour quelqu'un d'autre que la victime ou lui-même, souvent pour brouiller les pistes. Dans ce dernier cas, l'individu, en ligne, change de sexe ou de statut ;
  • le « put-down » désigne le fait de dénigrer certains aspects de la victime. Par exemple, la propagation de rumeurs via les réseaux sociaux, des communications abusives avec des relations de la victime par e-mail...

En plus de toutes ces formes de cyber-harcèlement, une nouvelle est apparue ces dernières années : c'est les hate-sites, littéralement « sites de haines ». Ces sites Internet sont créés dans le but de viser une cible bien précise ; ils sont entièrement conçus pour harceler la victime. Souvent, ces sites disposent d'un espace communautaire où les visiteurs ont la possibilité de laisser des messages (dans un livre d'or, par exemple) ; des commentaires qui ont concrètement pour effet d'enfoncer la victime. 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site