Origine, exemples, importance mondiale et conséquences

Quelles sont les origines du cyber-harcèlement ?

En quoi les réseaux sociaux favorisent-ils le cyber-harcèlement et quelles en sont les origines ?

Le cyber-harcèlement a vu le jour lors de la globalisation de l'utilisation des outils multimédias qui ont permis une exploitation optimum des services liés à Internet. Le cyber-harcèlement s'est surtout généralisé avec la venue des réseaux sociaux. On entend par réseau social (en anglais Social Network) une « structure définie par des relations entre des individus » (définition du Petit Larousse Illustré de 2006). Dans le cas qui nous intéresse ici, il s'agit de réseaux sociaux sur Internet.

Les réseaux sociaux ayant pris une ampleur mondiale, tels que Facebook et Twitter pour ne pas les citer (respectivement un milliard d'utilisateurs et environ cinq cent millions d'utilisateurs), le cyber-harcèlement a pu s'y développer avec une grande facilité. En effet, si l'inscription à ces réseaux nécessite théoriquement un certain âge, nombreuses sont les falsifications d'âge. Sur Facebook, par exemple, on observe une répartition des tranches d'âge, identifiée sur le graphique ci-dessous. Les chiffres sont issus d'une étude de Socialbakers.Image issue de www.ma-ereputation.com

Le graphique montre que la tranche d'âge la plus présente sur Facebook est les 25-34 ans, avec 26 %, mais on remarque tout de même que 16 % des utilisateurs ont entre 13 et 17 ans (dont certains comptes créés par des enfants de moins de 13 ans, compromettant en quelque sorte les chiffres). Or, il s'avère que cette tranche d'âge est la plus touchée par le cyberharcèlement, surtout les 12-14 ans comme nous l'avons vu précédemment (avec 45 %, néanmoins sur ce graphique, ces chiffres représentés sur la tranche des 13-15 ans, avec 8 %), contre 25 % pour les 9-11 ans et 28 % des 15-17 ans. On rapporte que les filles sont plus touchées par ce phénomène que les garçons, 58 % contre 42 %. Ces chiffres sont issus d'une enquête réalisée en 2010 à partir des cas traités par la ligne téléphonique NET ÉCOUTE, mise en place par l'association e-Enfance que nous présenterons plus tard.

Les enfants sont les plus touchés par le cyber-harcèlement. En général, les faits de cyber-harcèlement ne se manifestent pas avant 12 ou 13 ans : cela s'explique par le fait qu'avant cet âge, les enfants ayant accès à Internet (et qui plus est, aux réseaux sociaux du fait des limites d'âge théoriques) se font rares. Puisque l'on parle des enfants, mieux vaudrait préciser que le cyber-harcèlement poursuit le harcèlement à l'école mais peut aussi en être l'origine. En effet, un élève pourra commencer à être harcelé sur les réseaux sociaux et se faire ensuite harceler dans son établissement scolaire, et vice versa. Cela fait apparaître un trait majeur de ce phénomène, qui est la prolongation du harcèlement traditionnel.

Pour conclure, le cyberharcèlement se manifeste principalement sur les réseaux sociaux d'Internet, qui offrent une liberté d'action permettant à des harceleurs de manifester des faits de cyberharcèlement. La victime est souvent cyber-harcelée à cause de son origine sociale, religieuse, mais aussi de par son physique. Le Comité Syndical Européen de l'Éducation le montre dans un rapport centré justement sur le cyber-harcèlement. Face à un ordinateur, la victime ne peut se défendre seule et de manière efficace, puisqu'Internet encourage les informations à être référencées le mieux possible, rendant leur recherche simple et rapide.

 

Quelles sont les conséquences d'un tel fléau ?

Le cyberharcèlement reste de manière fondamentale une forme de harcèlement. De ce fait, les conséquences sont approximativement de la même ampleur pour le cyberharclèlement que le harcèlement dit « classique ». Tout d'abord, le cyberharcèlement a une influence conséquente sur le climat scolaire ou professionnel de l'individu : à l'école, d'abord, l'enfant s'isolera et se renfermera sur lui-même (laissant suggérer une dépression à venir), avant de ne plus être assez concentré durant les cours et de voir éventuellement ses notes chuter. Dans le monde du travail, l'individu sera là encore confronté à un processus d'isolation.
Sa vie sociale peut même s'en retrouver dégradée. Internet laisse naître chez les individus (et surtout chez les enfants) un sentiment de notoriété : on croit souvent que le monde entier est témoin des faits et gestes faits sur les réseaux sociaux. Contrairement au harcèlement classique, le cyber-harcèlement est considérablement plus invasif puisqu'il constitue un intrus dans la vie privée de l'enfant et peut le suivre partout, à l'inverse par exemple d'un harcèlement à l'école ou sur le lieu de travail qui n'apparaît que sur un lieu isolé sans forcément se poursuivre en dehors.

Les conséquences ne demeurent toutefois pas uniquement scolaires. En effet, la vie familiale et sociale de l'individu va en pâtir.

  • Chez l'enfant, on observera une fois de plus un isolement vis-à-vis de sa famille. Ses parents ou ses responsables légaux peuvent tout d'abord ne pas ressentir la difficulté qu'il éprouve, ou, s'il s'avère qu'ils la ressentent, un sentiment d'inquiétude peut apparaître. L'enfant peut devenir parfois agressif, ou triste de manière permanente, voire même ne plus oser parler à sa famille. On note que, la plupart du temps, l'enfant s'isolera de différentes manières, souvent avec son ordinateur ou sa console de jeux vidéos. Il pourrait en outre devenir plus distant vis-à-vis de ses amis. Ces symptômes peuvent, comme mentionné précédemment, mener à une dépression qui pourrait être fortement nuisible à l'enfant, à la fois pour sa réussite scolaire, mais aussi pour sa vie sociale et familiale ;
  • Chez l'individu professionel, l'isolement sera d'ores et déjà familial à cause de la pression qui lui est imposée par ce qu'il subit. Cependant, c'est au travail et avec l'entourage (autre que la famille) que l'individu sera le plus touché. Le facteur de l'isolement se révèlera très perturbateur. Cela peut amener l'individu à perdre ou ne plus fréquenter ses amis, ne plus sortir se détendre et s'amuser. De plus, le mal-être de l'individu peut l'amener à être moins productif dans son travail, voire même le perdre. On compte aussi d'autres conséquences plus graves encore, que l'on va détailler ci-après.

En plus du cas des victimes, il convient de mentionner la différence que permet le cyberharcèlement aux individus harceleurs par rapport au harcèlement « classique ». En effet, le cyber-harcèlement déresponsabilise les harceleurs, puisqu'Internet facilite le trafic d'informations et renforce le sentiment de sécurité chez le harceleur, qui se sent protégé derrière son écran et à fortiori derrière un faux nom ou pseudonyme. Le sentiment de responsabilité peut ainsi paraître altéré.

 

Des conséquences graves

Image issue de la vidéo YouTube d'Amanda Todd : www.youtube.com

En plus des conséquences déjà citées plus haut, on a observé des cas beaucoup plus graves.

D'abord, dans les cas les plus graves, l'individu va être exposé à une véritable dépression à cause des différents facteurs détaillés précédemment. Il va perdre confiance en lui et parfois même foi en la vie. Ce stade critique est jugé inévitable à moins de recourir à des solutions pour endiguer le problème du cyber-harcèlement et de la dépression. Pire encore, la dépression elle-même peut conduire à un stade plus avancé encore.

Un exemple concret : le cas d'Amanda Todd. Cette jeune Canadienne s'est donnée la mort le 10 octobre 2012, à la suite de faits de cyberharcèlement. En effet, elle avait été convaincue, via sa webcam, de montrer ses seins à un homme plus âgé et majeur. Celui-ci l'avait ensuite obligée à aller plus loin face à la caméra, sous menace de dévoiler les photos de ses seins nus. Amanda avait toutefois refusé, et les évènements qui s'enchaînent alors dépassent l'entendement. En premier lieu, l'homme qui l'avait contactée sur Internet dévoile les photos des seins d'Amanda sur les réseaux sociaux. Grâce à des informations qu'il a rassemblées avec Internet, l'individu va même toucher le cercle familial de la jeune fille. Amanda sombre dans la dépression et fait un appel à l'aide sur les réseaux sociaux, notamment en postant une vidéo sur le site web d'hébergement vidéo YouTube. Elle finit tout de même par se donner la mort.

Autre fait similaire, mais cette fois bien français. À Vénissieux, près de Lyon, en France, une jeune fille de 14 ans s'est défenestrée depuis son immeuble, deux jours avant le suicide d'Amanda Todd. Elle avait atterrie sur une voiture et s'était retrouvée entre la vie et la mort. On rapporte qu'elle aurait eu des problèmes d'intégration dans sa classe, probablement via les réseaux sociaux. Ces exemples démontrent l'existence de la conséquence la plus grave du cyberharcèlement : le suicide.

Pour simplifier ceci, le cyberharcèlement, né de l'apparition des nouvelles technologies de communications, tient des origines obscures car très aléatoires suivant les motivations des individus harceleurs. Toutefois, les chiffres et cas recensés parlent d'eux-même : les conséquences de ce fléau sont graves, tantôt une chute des notes scolaire pour l'enfant, tantôt une baisse de productivité au travail pour l'adulte, et même une éventuelle dépression dans tous les cas, qui peut conduire à la mutilation ou le suicide.

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